Epilogos, confessions sans importance

Lecture dansée
 
Chorégraphie et mise en scène : Roser Montlló Guberna
et Brigitte Seth
Texte : extraits de Crimes exemplaires de Max Aub(traduction de Danièle Guibbert)
Musiques : Heinrich Ignaz Franz von Biber (1644-1704)
Lumière : Dominique Mabileau
Collaboration artistique : Bruno Joliet
Interprétation : Roser Montlló Guberna, Brigitte Seth
Production : Véronique Felenbok, Marion Arteil
Diffusion : Carol Ghionda
Presse : Olivier Saksik

« Tuer, en finir avec ce qui dérange pour qu’il en aille autrement, pour que le temps
passe plus vite. »

Crimes exemplaires, Max Aub
 
À l’origine d’Epilogos, il y a Crimes exemplaires de Max Aub : une centaine d’assassinats racontés simplement, une centaine de mobiles graves, absurdes, étranges ou drôles, une centaine de confessions qui pourraient bien être les nôtres...
De père né en Allemagne, de mère parisienne d’origine allemande au nom slave, Max Aub (1903-1972) écrit son œuvre (littérature, théâtre, cinéma) en espagnol. Il quitte la France pour l’Espagne avec ses parents en 1914 (son père avait conservé la nationalité allemande), revient en France en 1937 comme attaché culturel à l’ambassade d’Espagne, est arrêté par les autorités de Vichy en 1939, interné en France et en Algérie, s’évade et s’exile au Mexique. Il est très lié à Lorca, Malraux (co-scénariste de L’Espoir), Buñuel, Dali, Picasso (qui peint Guernica à son instigation)… Crimes exemplaires (1956) obtient le grand prix de l’humour noir à sa sortie.
 
« Je me suis fait dans une langue étrangère qui finit par être la mienne 
— personne ne naît en parlant. »
Max Aub, Journal
 
Roser est née à Barcelone, Brigitte à Paris. Le français et l’espagnol sont leurs langues. Epilogos est l’occasion de rencontrer Max Aub, exilé de partout et habitant d’ailleurs.
Les histoires courtes de Crimes exemplaires, meurtres d’une ligne ou d’une page, constituent « un matériau de première main, passé simplement de la bouche au papier en égratignant l’oreille. Des confessions sans importance : claires, embrouillées ou directes, elles n’ont d’autres excuses que de montrer l’emportement » (Max Aub).
 
Avec deux exemplaires du livre, une table et un lecteur cd, deux comédiennes-danseuses s’emparent du texte de Max Aub et de sa litanie d’assassinats confessés.
Une lecture est la première approche d’une œuvre. Les sensations naissent, indicibles, fragiles. L’existence même semble suspendue. Est-ce la fin ou bien le commencement ? Comment traiter de ce vertige de façon minimaliste, « à la table » ?
Dans cette lecture dansée, il s’agit de laisser s’épanouir et surgir le magma né de la rencontre de la danse et du texte.

Ce spectacle a été coproduit par Pôle Sud – Strasbourg, la compagnie Toujours après minuit – Paris, et a bénéficié de l'aide au projet de la DRAC Ile-de-France / Ministère de la Culture et de la Communication.

Remerciements à Brigitte Marty et Zingaro, au Théâtre de la Cité Internationale et au Centre National de la Danse.